Politiques de vaccination contre les VPH

Premières Nations, Inuits et Métis

Les communautés des Premières Nations, inuites et métisses possèdent de riches connaissances culturelles et une résilience communautaire. Elles continuent d’obtenir des résultats moins satisfaisants que les autres Canadiennes et Canadiens non autochtones en matière de cancer, en raison des iniquités et des obstacles dans l’accès aux soins, notamment à des soins adaptés à leur culture. Les traumatismes et les abus historiques, la colonisation ainsi que le racisme systémique continu perpétuent ces iniquités. Une mobilisation significative auprès des jeunes, des membres de la famille élargie et des réseaux de parenté, ainsi que des activités communautaires de partage des connaissances, peuvent faciliter l’élimination des obstacles à la vaccination contre les VPH1,2.

  • Les iniquités contribuent à des taux plus élevés d’infection par les VPH et de cancer, notamment de cancer invasif du col de l’utérus, parmi les Premières Nations, les Inuits et les Métis par rapport à la population non autochtone du Canada. 
  • Dans le cadre de projets et mobilisations menés conjointement entre le Réseau pour la santé publique urbaine et les organisations des Premières Nations, inuites et métisses, la méfiance à l’égard du système de soins de santé en raison du racisme médical systémique historique et continu, ainsi qu’un manque d’information propre aux peuples et aux communautés autochtones ont souvent été cités comme des obstacles à l’accès aux services de santé et à la vaccination contre les VPH.
  • Les personnes participantes métisses ont indiqué que le fait de recevoir de l’information de sources autochtones fiables utilisant un langage neutre et l’utilisation d’une approche de réduction des méfaits fondée sur des données probantes les aideraient dans leur décision de recevoir des vaccins.
  • Les personnes participantes inuites ont indiqué que le fait de bénéficier d’information et de programmes propres à leur communauté contribuerait à mieux faire connaître les VPH, le vaccin contre les VPH et les cancers liés aux VPH, et à améliorer leur compréhension sur ces sujets.
  • Les personnes participantes membres des Premières Nations ont indiqué que les activités communautaires de partage des connaissances peuvent aider à mieux faire connaître et comprendre les VPH, le vaccin contre les VPH et les cancers liés aux VPH.
  • Les communautés rurales et éloignées des Premières Nations, inuites et métisses font face à des obstacles géographiques en matière d’accès.

Icon to represent peoples-specific, self-determined cancer care. Visual of the First Nations, Inuit and Métis symbolsLes programmes de vaccination doivent miser sur les forces des communautés et éliminer les obstacles particuliers auxquels sont confrontés les Premières Nations, les Inuits et les Métis. Une approche collaborative et fondée sur les distinctions est essentielle à l’élaboration d’interventions efficaces et appropriées.

  1. Letendre, A., King, K., Hutchinson, P. et Ghostkeeper, E.E. (2024). Metis science and perspectives on cancer in the context of HPV and HPV vaccine uptake. Dans G. Garvey (dir.), Indigenous and Tribal Peoples and Cancer (p. 151-155).
  2. Henderson, RI., Shea-Budgell, M., Healy, C., Letendre, A., Bill, L., Healy, B. et coll. (2018). First nations people’s perspectives on barriers and supports for enhancing HPV vaccination: foundations for sustainable, community-driven strategies. Gynecologic Oncology, 149(1):93-100. Publié en ligne le 2 avril 2018. doi : 10.1016/j.ygyno.2017.12.024. PubMed PMID : 29605057.