Politiques de vaccination contre les VPH
Populations privées d’équité
Les personnes immigrantes et réfugiées, les personnes défavorisées sur les plans social et matériel, ainsi que les populations rurales et éloignées sont touchées de manière disproportionnée par le cancer et présentent souvent des taux de vaccination inférieurs. Malgré des données limitées au Canada, d’autres communautés, comme les personnes 2ELGBTQIA+ et les personnes de certaines races et ethnicités, sont susceptibles de présenter des taux de cancer plus élevés et peuvent également faire face à des obstacles à la vaccination contre les VPH.
Il est impératif de définir et de mettre en œuvre des stratégies visant des populations particulières pour accroître les taux de vaccination contre les VPH.
Une approche mixte pourrait réduire efficacement les disparités en matière de vaccination entre les régions éloignées, rurales, suburbaines et urbaines, notamment :
- en améliorant la sensibilisation aux VPH des parents et des tutrices et tuteurs;
- en favorisant la communication entre les prestataires de soins de santé et les parents;
- en adoptant des approches en milieu scolaire;
- en améliorant la capacité en matière de ressources humaines et de soutien.
Apprenez-en davantage sur le travail du Réseau pour la santé publique urbaine pour définir et mettre en œuvre des stratégies visant des populations particulières.
Les communautés privées d’équité dont la vaccination est insuffisante comprennent, sans toutefois s’y limiter :
Écoutez la Dre Onye Nnorom, professeure adjointe à l’Université de Toronto, aborder l’importance de collaborer avec les communautés privées d’équité.
Populations immigrantes et réfugiées
- Parmi les occasions de veiller à une protection adéquate des populations immigrantes et réfugiées contre le cancer, mentionnons l’amélioration de l’accès à la vaccination et la lutte contre la désinformation concernant la vaccination contre les VPH.
- Selon des parents immigrants et réfugiés, davantage d’information et de sensibilisation relatives au vaccin contre les VPH et aux cancers liés aux VPH ainsi qu’une recommandation d’un prestataire de soins de santé favoriseraient l’augmentation du taux de vaccination.
- Les enfants et les personnes adolescentes qui viennent d’arriver au Canada peuvent déjà avoir été vaccinés selon les recommandations de leur pays d’origine, qui ne sont pas nécessairement les mêmes que les recommandations canadiennes.
Populations défavorisées sur les plans social et matériel
- Les personnes défavorisées sur les plans social et matériel sont touchées de manière disproportionnée par les VPH et les cancers liés aux VPH.
- Les projets dirigés par le Réseau pour la santé publique urbaine ont déterminé qu’une vaccination insuffisante contre les VPH était fortement corrélée à une privation matérielle et sociale, ce qui laisse entendre que la vaccination contre les VPH devrait s’inscrire dans des efforts de santé publique plus larges pour lutter contre les iniquités.
Populations des régions rurales et éloignées
- Les populations des régions rurales et éloignées présentent des taux inférieurs de vaccination contre les VPH et des taux plus élevés de cancer, comme le cancer du col de l’utérus.
- Il est important de comprendre les difficultés particulières auxquelles sont confrontées les populations des régions rurales et éloignées.
- La présence de cliniques dans des zones pratiques et accessibles pour les populations des régions rurales et éloignées constitue un facteur clé pour l’administration du vaccin contre les VPH. Ainsi, l’éventail de professionnels de la santé étant autorisés à administrer un vaccin devrait être élargi.
Personnes transgenres et de diverses identités de genre
- Les projets dirigés par le Réseau pour la santé publique urbaine ont révélé que le manque d’information pertinente à disposition des personnes transgenres et de diverses identités de genres est un obstacle à la vaccination contre les VPH. L’utilisation d’un langage neutre et inclusif dans les documents d’information individuels et publics peut contribuer à éliminer les obstacles pour ces personnes.
- L’utilisation d’un langage respectueux de la bispiritualité peut contribuer à soutenir davantage les personnes transgenres et de diverses identités de genre au sein des Premières Nations, des Inuits et des Métis et de leurs communautés.